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Joachim du Bellay[1] est un poète français né vers 1522 à Liré, en Anjou, et mort le 1er janvier 1560 à Paris. Sa rencontre avec Pierre de Ronsard fut à l'origine de la formation de la Pléiade, groupe de poètes auquel Du Bellay donna son manifeste, la Défense et illustration de la langue française. Son œuvre la plus célèbre, Les Regrets, est un recueil de sonnets d'inspiration élégiaque et satirique, écrit à l'occasion de son voyage à Rome de 1553 à 1557.
Œuvres principales[modifier]
Défense et illustration de la langue française[modifier]
Défense et illustration de la langue française (La Deffence, et Illustration de la Langue Francoyse dans l'orthographe originale) est un manifeste littéraire, écrit en 1549 par le poète français Joachim du Bellay, qui rassemble les idées des poètes de la Pléiade.
Le texte, plaidoyer en faveur de la langue française, paraît dix ans après l'ordonnance de Villers-Cotterêts qui impose le français comme langue du droit et de l'administration française. Du Bellay montre sa reconnaissance envers François Ier, « notre feu bon Roi et père », pour le rôle que celui-ci a joué dans les arts et la culture : création du Collège des lecteurs royaux, pérennisation d'une bibliothèque du roi enrichie d'achats et du dépôt légal. Du Bellay veut faire de la langue française « barbare et vulgaire » une langue élégante et digne. Il lui faudra l'enrichir avec ses camarades de la Pléiade pour en faire une langue de référence et d’enseignement.
L'Olive[modifier]
Ruines du château de Liré où vécut Joachim du Bellay.(Plus mon petit Liré, que le mont Palatin).
L'Olive est un recueil de poèmes publié par Joachim du Bellay entre 1549 et 1550. Il célèbre dans ce recueil une maîtresse imaginaire en s'inspirant de Pétrarque.
Ce recueil comporte d'abord 50 sonnets écrits en 1549, mais en comporte 115[4] à sa publication en 1550 chez Corrozet et L'Angelier
Les Regrets[modifier]
Les Regrets est un recueil de poèmes écrit lors de son voyage à Rome de 1553 à 1557 et publié à son retour en 1558 par l'imprimeur Fédéric Morel, l'Ancien sis rue Jean-de-Beauvais à Paris.
Le recueil comprend 191 sonnets, dont certains en alexandrins. C'est une nouveauté. Autre innovation, c'est un recueil de facture pétrarquiste. Mais le sujet n'est pas l'amour pour une femme. Le pays natal la remplace. On distingue deux sources d'inspiration : élégiaque, et élogieux. Il s'inspire également du mythe d'Ulysse cherchant à revenir dans son pays natal. Revenu en France, le poète y retrouve les travers observés à Rome.
On y trouve l'extrait le plus célèbre de son œuvre:
Note : l'orthographe et la graphie employées à gauche sont celles de l'auteur au XVIe siècle, celles de droite sont les actuelles.
Heureux qui, comme Vlyſſe, a fait un beau uoyage,
Ou comme ceſtuy là qui conquit la toiſon,
Et puis eſt retourné, plein d’uſage et raiſon,
Viure entre ſes parents le reſte de son aage !
Quand reuoiray-ie, helas, de mon petit uillage
Fumer la cheminee, et en quelle ſaiſon,
Reuoiray-ie le clos de ma pauure maiſon,
Qui m’eſt une province, et beaucoup d’auantage ?
Plus me plaiſt le ſeiour qu’ont baſty mes ayeux,
Que des palais Romains le front audacieux:
Plus que le marbre dur me plaiſt l’ardoiſe fine,
Plus mon Loyre Gaulois, que le Tybre Latin,
Plus mon petit Lyré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la doulceur Angeuine.
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison,
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup d’avantage ?
Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aieux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine,
Plus mon Loire Gaulois, que le Tibre Latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur Angevine
Les Antiquités de Rome[modifier]
Les Antiquités de Rome est un recueil de 32 sonnets édité en 1558, alternant sonnets en décasyllabes et en alexandrins. Ce recueil est une méditation sur la grandeur de Rome et sur sa chute. Il utilise le mythe de la Gigantomachie.
Culture populaire[modifier]
En 1894, la ville d'Ancenis fait ériger une statue réalisé par le sculpteur Adolphe Léonfanti. Elle représente le poète en costume du XVIe siècle, tenant à la main un exemplaire de son recueil Les Regrets. Dans les années 1960, elle est installée sur la rive gauche de la Loire, face à Liré[5]. En 1934, son nom est donné au Collège des jeunes filles d'Angers, qui devient le Collège Joachim du Bellay, l'actuel Lycée Joachim-du-Bellay.
En 1947, la ville de Liré inaugure une statue représentant le poète assis, méditant, oeuvre du sculpteur Alfred Benon. Les Archives Nationales commémorent en 1949 le quatre centième anniversaire de son ouvrage Défense et illustration de la langue française[3]. En 1958, un timbre postal de 12 f. surtaxé 4 f., vert est émis dans la série « Célébrités ». Il porte le n° YT 1166[6]. En 1960, pour le quatre centième anniversaire de sa mort, une commémoration avec conférence et récitations de ses textes est tenue devant les ruines du château de la Turmelière[3].
En 2007, le chanteur Ridan reprend un extrait des Regrets de Joachim du Bellay et en le travaillant à sa façon dans sa chanson Ulysse.
Littérature française du XVIe siècle
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La littérature française du XVIe siècle est marquée par l’établissement de la langue française comme une grande langue littéraire et par d’importants créateurs qui fondent les principaux genres de la littérature moderne en France avec François Rabelais pour la prose narrative, Pierre de Ronsard et Joachim du Bellay pour la poésie, Michel de Montaigne pour la littérature d'idées ou Robert Garnier et Étienne Jodelle pour le théâtre. Elle s’inscrit dans un siècle de transformations multiples et fondamentales, dans tous les domaines (croyances religieuses, démarches intellectuelles, sciences et techniques, découvertes géographiques, transformations politiques…) qu'expriment les termes de « Renaissance », '« Humanisme » et de « Temps modernes ».
Sommaire
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· 1 Contexte
· 2 Regard général sur la littérature du XVIe siècle
· 3 Les différents genres
o 3.1 Contes et nouvelles
o 3.2 Roman
o 3.3 Essais
o 3.4 Poésie
o 3.5 Théâtre
o 3.6 Mémoires
· 4 Bilan
· 5 Voir aussi
o 5.1 Articles connexes
o 5.2 Référence
o 5.3 Lien externe
Contexte[modifier]
Article détaillé : Style Renaissance.
Guillaume Budé
· Le XVIe siècle est le siècle de la Renaissance, une période d’aspirations nouvelles dans tous les domaines, en réaction contre l’ascétisme, la mystique, les idées et les mœurs du Moyen Âge, ainsi on enseigne depuis le XIIIe siècle dans les universités européennes la rotondité de la Terre (théorie d’Ératosthène). Les voyages de Vasco de Gama, Colomb ou Magellan offrent des horizons nouveaux. Cela bouleverse les représentations du monde, ainsi que les échanges tant culturels que commerciaux, même si la preuve de l’héliocentrisme apportée par Copernic en 1543 ne sera pratiquement pas connue avant les années 1630, et n’a eu aucune influence au XVIe siècle.
Article détaillé : Grandes découvertes.
· Dans le domaine technologique, l’imprimerie à caractères métalliques, « sœur des Muses et dixième d’elles » (Joachim du Bellay) inventée par Gutenberg, en 1453, permet l’essor du livre : celui-ci va diffuser la culture antique comme les œuvres modernes, et bouleverser les approches intellectuelles.
· L'esprit de la Renaissance va naître dans l’Italie du Quattrocento : la chute de Constantinople a fait affluer manuscrits et érudits grecs, les guerres d'Italie ont fait connaître à la noblesse française un autre mode de vie où art et beauté ont la primauté. Pour les lettrés, l’Italie est la terre du savoir antique et des Muses et l’humanisme se développe durant cette période : humanitas désigne en latin la culture qui s'oppose à l’enseignement sclérosé des Universités médiévales. La méthode d’autorité, le latin d’école, la logique formelle, la prédominance des commentaires, la scolastique, tout participe à la routine de la formation intellectuelle. Une conviction nouvelle voit le jour, s’inspirant à la fois de l’Antiquité gréco-latine et des valeurs chrétiennes : la dignité de l’homme réside dans ses capacités à cultiver la raison pour comprendre le monde et se comprendre. Par ailleurs l’érudition commence avec des linguistes, des philologues : Guillaume Fichet, Lefèvre d'Étaples, Guillaume Budé et se poursuit avec des groupes enthousiastes formés de gens de robe, de moines (Rabelais) ou d’officiers de la couronne. Joachim du Bellay les Estienne, ou Étienne Pasquier auront à cœur de valoriser la langue « vulgaire ».
Article détaillé : Humanisme au XVIe siècle.
Château de Chambord
Botticelli
· Au XVIe siècle, la France se construit autour du pouvoir royal qui œuvre à unifier la langue française avec le rôle déterminant joué par François Ier. Sa protection des savants, des écrivains et des artistes lui vaudra le titre de Père des Lettres. L’institution de la Bibliothèque Royale, la fondation en 1530 du Collège des lecteurs royaux (actuel Collège de France) permet de contrecarrer l’influence conservatrice de la Sorbonne.
· Le même esprit anime l’art de la Renaissance qui s’inspire de la culture italienne. François Ier invite les artistes italiens : Léonard de Vinci, Benvenuto Cellini, Le Primatice.Si les thèmes religieux restent très importants, ils laissent une place grandissante aux sujets profanes et civils : ainsi la sculpture de Jean Goujon est-elle un hymne à la gloire du corps humain. Jean et François Clouet créent une école française du portrait. Bernard Palissy donne ses lettres de gloire à la céramique. Pour la musique, on retiendra Roland de Lassus et Clément Janequin. En même temps les châteaux s’inspirent de l’Italie (architecture de plaisance, matériaux, clarté, élégance) et une vie de cour commence à s'élaborer.
· Enfin les bouleversements religieux au sein de la chrétienté sont fondamentaux : dans un premier temps Humanisme et Réforme ont partie liée par le retour au texte, la réflexion critique et le libre examen. Les questions théologiques seront désormais traitées en français. Les oppositions idéologiques entre catholiques et protestants conduiront à des oppositions armées dans un climat de guerre civile avec des implications de politique étrangère.
Massacres de la saint Barthélémy
Ainsi les guerres de religion (1562-1598) ternissent la fin du siècle en France et mettent à mal l’optimisme du « Premier XVIe siècle », marqué des découvertes techniques, scientifiques et géographiques déterminantes. L’affirmation des puissances européennes et de leurs dynasties royales s’accentue et l’Histoire des Temps Modernes s’ouvre dans l’affrontement.
Articles détaillés : Réforme protestante et Guerres de religion (France).
Regard général sur la littérature du XVIe siècle[modifier]
· La notion de littérature ne prendra son sens moderne qu’à la fin du XVIIe siècle. Au Moyen Âge le savoir et la création à visée esthétique représentent un tout et c’est au XVIe siècle que commence la dissociation lente entre les lettres et les sciences, qu’apparaissent (dans leur état de naissance) l’histoire et la critique littéraires et que les genres et les modèles esthétiques se codifient. La production littéraire au cours du XVIe siècle est très variée dans ses formes comme dans ses approches thématiques, avec l'élaboration d'une langue française expressive et enrichie et un enthousiasme que tempère les troubles de la fin du siècle.
· L’originalité et l’expression personnelle comptent toujours moins que la tradition et l’imitation : l’influence de Virgile ou d’Homère reste forte. Ce qui unit les auteurs de ce siècle, soient-ils érudits, professeurs, nobles, bourgeois, clercs, jongleurs ou troubadours, c’est la permanence du thème du bonheur et de la beauté. Dans les œuvres, le bonheur peut être réfugié dans un lieu imaginaire, accompli grâce à la bienfaisance de la nature, retrouvé à l’aide d’une éducation en accord avec la nature humaine… Ce thème se retrouve donc partout : dans les contes et les nouvelles, dans l’œuvre romanesque de François Rabelais et les Essais de Michel de Montaigne, dans les sonnets des poètes lyonnais ou des humanistes de la Pléiade.
· Souvent on distingue schématiquement trois grandes étapes dans le siècle : c’est tout d’abord un enthousiasme pour le savoir et un optimisme qu'illustre François Rabelais et qui permet de rompre avec les contraintes du Moyen Âge. La deuxième période privilégie l’art et l'imitation des auteurs italiens, romains et grecs. Le raffinement s’impose sans éliminer le lyrisme avec des poètes comme Joachim du Bellay et Pierre de Ronsard. Le dernier tiers du siècle voit un questionnement marqué par le scepticisme (Michel de Montaigne) et le tragique du temps des guerres de Religion (Robert Garnier, Étienne Jodelle) : la notion de sagesse évolue, et certains poètes s’orientent vers ce qui deviendra le baroque français (Maurice Scève).
Les différents genres[modifier]
La littérature du XVIe siècle est divisée en trois courants principaux : la littérature humaniste, la littérature courtoise et la littérature engagée.
Contes et nouvelles[modifier]
Les contes continuent la tradition médiévale en traitant des problèmes de la morale, de la religion, du savoir. Ils sont pour la plupart amusants et gardent le caractère oral des fabliaux et des farces. En général, ils représentent des récits invraisemblables. Les personnages sont choisis dans diverses couches de la société. S’il y a des pointes satiriques, elles sont adressées aux moines et aux curés, aux gens de la justice, aux femmes bavardes et inconstantes. On peut citer dans la fibre satyrique, les œuvres de Noël du Fail dont les étonnants Propos rustiques (1547) mettent en scène quatre vieux paysans évoquant les mœurs d’autrefois.
Les nouvelles sont introduites en France grâce à l’imitation de Boccace. Il s’agit de récits généralement brefs, de construction dramatique, avec des personnages peu nombreux. Au XVIe la nouvelle française est liée au nom de Marguerite de Navarre (1492-1549), sœur de François Ier. Dans son Heptaméron elle peint des situations simples et contemporaines et marque le début de l’étude psychologique en littérature. L’intrigue est toujours amoureuse, les personnages sont pris du réel.
Roman[modifier]
Si le roman d’aventures continue à avoir le plus de succès, c’est l’œuvre de François Rabelais (1483-1553), à la fois homme d’Église et médecin, qui domine le siècle par sa truculence et son humanisme optimiste. Cette œuvre porte en elle toute la complexité du genre romanesque
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